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Expertise Conservation Films 16 mm / 35 mm


Quelle expertise ?

Vous possédez un fonds de films 16 mm et 35 mm et vous vous posez certaines des questions suivantes :
- mes films sont-ils en bon état de conservation ?
- sont-ils en cours de dégradation ?
- mes films sont-ils en acétate ou en polyester ?
- quelle est cette odeur de vinaigre qui émane des boites ?
- que faut-il faire pour optimiser la durée de vie de mes films ?
- quels prestataires pourraient réparer, restaurer, numériser mes films ?

Nous proposons un service d’expertise qui vous permettra :
- d’avoir une connaissance précise de l’état de conservation de vos films
- d’engager les actions à minima pour ralentir les dégradations chimiques en cours
- d’organiser une gestion patrimoniale de votre fonds
- d’être en relation avec d’excellents prestataires du secteur cinématographique si nécessaire

Cette prestation peut être réalisée à notre atelier et sur votre lieu de stockage.

Le tarif est sur devis en fonction de vos besoins.


Vanessa Namoudi : l’expert Family Movie

Vanessa est diplômée de l’Université Paris Est de Marne la Vallée. Cinéma Parcours Restauration Et Conservation Du Film - Archives
Master professionnel ayant pour objectif la formation à la technique de restauration photochimique du film avec une sensibilisation poussée sur les enjeux liés au mode de stockage, l’éthique de la restauration.

- Spécialisation dans les films teintés en nitrate des archives ECPAD guerre 14-18 en collaboration avec le laboratoire situé à Amsterdam « Haghefilm » qui reproduisait le teintage par le procédé Desmet Color (procédé unique pour reconstituer le teintage et virage d’époque).
- Formée par des intervenants venant de l’Université de Bologne (Italie), noyau de la restauration filmique.
- Entourée lors de la formation par des intervenants de la Cinémathèque Française, Centre Pompidou, ECPAD, BNF, AD Libitum et le département de restauration STUDIOCANAL.

Domaines d’intervention

Vous aider et vous accompagner dans la conservation de vos fonds.

DETECTER

JPEGPour mener à bien notre politique de conservation, nous élaborons une prestation sur mesure pour contrôler l’état de vos films et détecter leur niveau d’acidité. Par une campagne de prélèvement chimique, c’est à dire, à l’aide de languette AD-Strip, nous sommes à même de vous indiquer de façon fiable le degré de contamination de votre fonds. Il s’agit de languette de couleur bleue qui au contact de l’acidité change de couleur par réaction chimique. Selon le stade atteint, la languette peut virer du bleu au jaune, stade critique. Ce contrôle nous permet de passer à l’étape suivante, l’étape de traitement de l’acidité.

RALENTIR
La solution que nous pouvons apporter en titre de prévention est de ralentir considérablement la réaction de décomposition chimique. Ralentir cette dégradation est possible, et nous vous le proposons. Le ralentissement du vieillissement de votre pellicule sera ainsi assurée.
En association, nous pouvons vous accompagner dans le choix d’une restauration (restauration numérique ou photochimique selon les cas par l’un de nos partenaires) plus poussée après notre expertise.

Face aux problématiques relevées sur votre fonds, nous vous accompagnons vers une information claire et précise sur comment améliorer les conditions de conservation. Notre expert vous accompagnera vers une sensibilisation des conditions de conservation à long terme et les solutions que nous pouvons apporter après expertise, soit dans notre atelier, soit avec la collaboration de nos partenaires de restauration photochimique et/ou numérique.

Le film argentique demeure aujourd’hui le support le plus pérenne face au numérique. En jouant sur vos sens vous pouvez d’ores et déjà évaluer les signes qui doivent alerter.

Le toucher  : le gondolement de votre film, retrait, rupture, craquelures etc.
La vue : rayures, virages des couleurs , champignons, atténuation de l’image sur l’émulsion etc.
L’odorat : l’odeur caractéristique du vinaigre. Quand on perçoit l’odeur du vinaigre, il s’agit d’une alerte de dégradation.

Éléments de compréhension

A l’origine des problématiques de conservation du film, dépend le type de support et sa composition.

Dès les premiers pas du cinéma jusqu’au début des années 50, C’est le support fabriqué à partir de nitrate de cellulose (composant rentrant dans la composition d’explosif) ou « film flamme » qui marque les prémisses de la pellicule. Connu pour son extrême inflammabilité ayant causé de nombreux incendies, il fut interdit dès les années 30, mais perdurera jusque dans les années 50.

Il est précédé dans les années 30 par le support en acétate de cellulose (ou le support safety = de sécurité) et s’imposera définitivement face à l’interdiction du nitrate dès 1952. Il n’est pas inflammable, seulement, est très instable chimiquement et sensible aux variations de température, d’humidité et de lumière menant à sa décomposition progressive et irréversible.

Dans les années 80, se démocratise le support en polyester, résistant et stable chimiquement sans nécessiter de mesures drastiques de conservation. Il est le support argentique que l’on privilégie aujourd’hui pour la sauvegarde des éléments argentiques dans les archives.

LE SYNDROME DU VINAIGRE

L’acétate de cellulose est le support le plus couramment rencontré dans les fonds privés d’amateurs ; le nitrate étant interdit à la possession des particuliers, et le polyester étant un support récent.

C’est également un support qui se dégrade de façon irréversible par ce que l’on appelle « le syndrome du vinaigre » et plus spécifiquement la « désacetylation » . Il s’agit d’une réaction chimique qui se déroule au cours de la dégradation du support de film en acétate de cellulose. Lorsque le tri-acétate se décompose, l’ion acétate réagit avec l’humidité pour former l’acide acétique produisant ainsi l’odeur caractéristique du vinaigre. Quand le processus est démarré, on ne peut le stopper, seulement le freiner par des solutions que nous pouvons apporter. Tous les films sont concernés mais ne réagissent pas à la même vitesse selon les conditions de conservation et le type de pellicule (fonction de la stabilité chimique de certaine marque).

Quelles sont les conséquences du syndrome du vinaigre sur vos films ?

Une fois le syndrome enclenché, une succession de dégradation peuvent apparaître contaminant également le reste de votre fonds par échappement des gaz acétiques. Des moisissures (bactéries) attaquent la gélatine qui n’est rien d’autre qu’un composant organique. Les colorants virent vers le magenta, le bleu, et le film se voile d’une dominante couleur du fait de l’acidité de plus en plus concentrée. La piste son associée à la couleur sur les supports en acétate sont généralement une source de plus d’accélération de la décomposition chimique. Le rétrécissement (retrait) des perforations apparaît progressivement empêchant les griffes de votre projecteur de lire votre film et accusant parfois des déchirures ou cassures des photogrammes. La lumière, la chaleur, les fluctuations de température et l’humidité deviennent des agressions pour votre film, support unique de vos souvenirs.

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